Guide du joueur d'Eana

mardi, octobre 29, 2019 Iris 0 Comments


Le Guide du joueur d'Eana vous permet de découvrir l'univers de Dragons et de créer vos premiers personnages. Ce guide utilise les règles augmentées de la 5e édition et peut être utilisé avec tout autre cadre de campagne. Il contient :
La Forge du destin. Découvrez cette entité cosmique et ce que signifie d'être un Élu du destin, choisi par la lune Éternité. 
 
Le monde d'Eana. Ce chapitre évoque l'histoire du monde, de la chute des Voyageurs à l'ascension de Tamerakh, le guerrier merosi qui devint un dieu. Il présente également les différentes civilisations que vous pourrez découvrir pendant vos aventures.
 
Création de personnage. Deux nouvelles étapes de créations vous permettent de choisir votre civilisation et de décider si votre personnage est éveillé à la magie ou encore dormant.
 
Espèces. Ce chapitre décrit les drakéides, les merosis (demi-orcs) et les Tieffelins ainsi que leurs particularités liés à l'univers d'Eana.
 
Classes. Découvrez les ensorceleurs et les psychurges ainsi que les divinités harmoniques et entropique.
 
Dons. Cette section détaille 4 dons spécifiques à Dragons. Le livre de base en détaille une quarantaine.
 
Système modulaire. Cette partie introduit le concept du système modulaire qui vous permet d'adapter le jeu à l'ambiance que vous cherchez à instaurer.
 
Fiche de personnage. Découvrez la fiche de personnage de Dragons à la fin du Guide du joueur.
Le Guide du joueur vous est proposé en libre téléchargement. Profitez-en !

Bon voyage en Eana...


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Arriver dans la Cité Franche

vendredi, octobre 25, 2019 Iris 0 Comments


Clin d’œil à ceux qui sont impatients d'en savoir plus sur la Cité Franche avec quelques événements de tous les jours, mais qui pourraient, qui sait, être le point de départ d'une aventure ?

Arwen Uvëa était une amie de longue date, habitant Varnaïrello en Ellerìna. En dépit des années et de l’océan qui les séparaient, Mirë Lelyen et elle poursuivaient leur correspondance. C’est au cours de l’une de ces missives que l’érudit avait appris que Manyen, le fils d’Arwen, venait d’atteindre l’âge auquel les ellenions ont coutume de faire un voyage de par le monde. Le jeune homme arriverait à bord la Danseuse tempétueuse et ferait sa première escale à la Cité Franche.
Dès l’annonce de l’arrivée du navire au port, Mirë Lelyen avait quitté son domicile dans le quartier des cristaux pour se porter à la rencontre du nouveau venu. En cette matinée de début d’automne l’air était encore doux et le ciel clair.  Il descendit d’un pas vif les quais du Dispende pour atteindre le pont de l’Aube. De là, il prit place dans l’un des petits dériveurs qui permettaient aux habitants de rejoindre plus rapidement les parties opposées de la ville. Il y en avait en circulation pratiquement à toute heure du jour et de la nuit. Ils étaient nécessaires pour assurer l’approvisionnement de toute la partie ouest de la ville, coincée contre les rochers et dépourvue de route terrestre menant à l’extérieur. Maraîchers, bestiaux, artisans : tout le monde passait en tous sens, suscitant des embouteillages permanents et des accidents réguliers.
La traversée lui prit environ une demi-heure pour atteindre le port des Sentinelles, dans le quartier de l’Étoile. La Danseuse tempétueuse avait eu le temps de manœuvrer lentement pour traverser précautionneusement la rade surpeuplée et atteindre sa destination. Ses passagers étaient descendus, certains attendaient leurs bagages, d’autres avaient déjà entamé les formalités à la capitainerie, incluant notamment le paiement des taxes d’entrée dans la ville.
Manyen Uvëa figurait dans les premiers, impatient de découvrir la Cité Franche.
Sitôt que le jeune homme eût rencontré Mirë Lelyen, il posa sa main droite sur son cœur tout en s’inclinant avant de s’exprimer en un elfique soigné :
« Merci de m’accueillir. Ma mère m’a beaucoup parlé de toi et j’ai pris grand plaisir à lire les mémoires de voyage que tu as publiées. Je me sens heureux et honoré que tu me guides dans cette cité. Je m’efforcerai d’être un élève appliqué et un visiteur respectueux. »
Son hôte répondit au salut de même, à la mode de leur peuple, mais avec une attitude plus vive, imprégnée de ses années à habiter une métropole grouillante de monde. Formalités passées, les deux hommes firent quelques pas dans le quartier de l’Étoile, l’aîné invitant son cadet à une halte dans une taverne. Ils traversèrent l’élégante salle commune dominée par des tons bleu de cendre pour prendre place à une table dans la petite cour fleurie ornée d’aster aux nuances mauves et violettes éclatantes, sur fond de buissons dont les feuillages avaient viré tantôt au rouge profond, tantôt au jaune doré.
« Pour être tout à fait franc, j’étais un peu étonné en apprenant que tu n’habitais pas ici ou même au palais de la pointe.
– Par ici les nôtres demeurent bien souvent entre eux et vivent comme en Ellerìna, parlant au quotidien presque seulement l’elfique. J’ai préféré emménager dans un quartier plus cosmopolite et plus proche des bibliothèques, tant privées que publiques.
– Je comprends. À quoi bon partir si loin si c’est pour vivre à l’identique ? Je ne suis pas encore nostalgique, je serai heureux de vivre parmi les cyfands. J’ai appris la langue, mais je ne connais rien des usages. Instruis-moi s’il te plait, que je ne t’embarrasse pas par mes mauvaises manières. »
Myrë Lelyen s’inclina et s’éclipsa pour passer commande, réfrénant un sourire amusé à l’idée que le jeune étranger pût craindre d’offenser quiconque. Tandis qu’une collation était servie, la discussion reprit :
« Les habitants de la Cité Franche ont des manières diverses de se saluer. On peut distinguer globalement celles qui impliquent un contact, perçu comme une marque de sincérité, et celles qui à l’inverse posent une distance en signe de respect et de dignité.
 » La pratique dominante dans ces contrées consiste à se saluer en se saisissant mutuellement l’avant-bras droit serait un ancien usage venu du nord du Cyfandir. Dans certaines régions, le salut est suivi presque systématiquement d’une accolade. L’explication du geste serait « je ne suis pas votre ennemi et vous confie la main avec laquelle je me bats pour vous prouver ma volonté de ne pas vous combattre ». Au quotidien, quand ils n’ont pas le temps ou ne font que se croiser, les cyfands de culture populaire se contente de lever la main droite brièvement.
 » Parmi les élites raffinées, certains ont adopté la salutation elfique, la main sur le cœur. Elle est comprise ici comme signifiant à peu de chose près « si je manque de sincérité, que mon cœur cesse de battre ». Les personnes influencées par la culture cyrillane et celle des royaumes des Sables ont un geste proche : la main sur le cœur et une arabesque de la main évoquant une invitation. Les ressortissants d’Ajagar et Rachamangekr s’inclinent en joignant les mains. Le sens du geste semble pouvoir se traduire ainsi : « Je vous respecte et vous montre mes mains liées, je ne cherche pas à agir contre vous ».
– Si je comprends bien, il est parfois souhaitable d’adopter la mode de salut cyfande pour ne pas donner l’impression de mépriser mon interlocuteur, tandis que d’autres pourraient s’offusquer d’être traité de manière cavalière. Je ferai attention. » 


 Ensemble de caryatides, par Gawain

Un peu plus tard...


Manyen Uvëa considéra le dériveur avec un peu de réticence. Il avait traversé l’océan à bord d’un véritable vaisseau et avait vu depuis le pont les petites embarcations à fond plat qui encombraient la rade. Il glissa ses doutes à voix basse en elfique :
« Est-ce bien prudent de naviguer à bord d’un si frêle esquif ? Ils sont si nombreux et paraissent avoir des trajectoires si désordonnées… N’y a-t-il jamais d’accident ?
– Oh si ! sourit avec embarras Meryë Lelyen. Mais le plus souvent ils ont lieu par temps de grand vent ou de brouillard. C’est un peu dangereux dans ces cas-là, mais aujourd’hui, les conditions sont bonnes, il n’y a pas à s’inquiéter. Les gens ont l’habitude. D’ailleurs, le cours du Dispende est canalisé et totalement contrôlé, et les flux des marées sont limités par l’étroitesse du passage du phare : il n’y a pratiquement pas de courant dans la rade. Cela pose d’autres problèmes tels que la puanteur des eaux saumâtres en été et l’ensablement du port, mais cela ne nous concerne guère. L’essentiel reste que le dériveur est bien plus rapide pour atteindre le quartier des cristaux depuis ici. Les trajets à pieds sont longs et les rues souvent encombrées.
– La voie des eaux est-elle toujours la plus rapide ?
– Non et d’ailleurs même si beaucoup de quartiers ont vue sur la mer, les falaises ou la profondeur de l’eau limitent les possibilités. Le quartier éolien se caractérise par ces deux contraintes. C’est aussi le cas aux pieds de la guilde des bâtisseurs.
 » Les grands navires venant de l’océan ont le choix entre le port des Sentinelles dans le quartier de l’Étoile, le port de l’Armatrice au sud de l’Académie, et le port des Épices dans le quartier de Ghardat.
 » Les embarcations à fond plat en revanche peuvent aller jusqu’au bidonville d’Asoif à l’ouest, au marché du forum – au pied du temple de Façonneur – et tout le long du cours canalisé du Dispende.
 » Beaucoup de quartiers de la ville, coincés dans les hauteurs escarpées, sont très difficiles d’accès. Depuis que les Éoliens ont consolidé leur présence, on trouve sur les terrasses de toit des espaces adaptés aux agiles nefélytres. Les boursoufleuses en revanche restent rares. Il y a actuellement un pont en construction, entre le quartier Éolien et celui de l’Académie. Il y aura des jetées adaptées à ces grosses embarcations volantes.
– Tout cela donne le sentiment d’une certaine improvisation.
– La Cité Franche a grandi sans véritable plan d’ensemble et les quartiers décident de leurs aménagements sans toujours se concerter. La ville est vivante et offre beaucoup d’opportunités, mais elle n’est pas faite pour la mesure ou le repos. » 


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Comprendre les guenaudes

vendredi, octobre 18, 2019 Iris 0 Comments

Vous avez déjà eu l'occasion d'en apprendre un peu sur les guenaudes vertes et celles des mers, notamment au travers de l'appartenance des premières aux cours féeriques d'Automne. Comme la saison s'y prête, voici de quoi nourrir vos histoires de sorcières ! 

Si elles paraissent souvent sous la forme de vieilles femmes dans les contes, les guenaudes peuvent aussi avoir un aspect masculin – on parle alors de guenaud. Beaucoup décrivent ces êtres comme maléfiques, et ils le sont par certains aspects, mais cela ne les empêche pas d’obéir au même rigoureux code d’honneur que les autres fées. 

Le sens profond de la vieillesse décatie 



Ces êtres sont les représentants par excellence de la cour d’automne, celle qui veille quand la foule des êtres féeriques de la belle saison sommeillent. La vieillesse et la laideur des guenauds et guenaudes sont l’expression de la décomposition et de la mort apparente de la nature durant le règne de leur cour féerique. Par leur ironie mordante et leurs sarcasmes, les guenaudes rappellent volontiers aux héros le destin qui les attend : la mort au combat, ou bien la lente décrépitude du grand âge. Elles se moquent des guerriers qui se croient sans peur parce qu’ils affrontent un dragon, et tremblent de dégoût en imaginant la libido de vieilles sorcières édentées. Elles-mêmes immortelles et coriaces, elles traversent les siècles en trouvant des loisirs – qui n’amusent parfois qu’elles. Érudites, elles savent généralement pourquoi elles ont une apparence qui repousse tant les mortels, et en jouent parfois dans des énigmes ou des devinettes, pour tester la sagesse et le bon sens d’aventuriers venus demander leur aide. 

Les ultimes guetteurs 


Malaimées et railleuses, les guenaudes vivent fréquemment en marge, dans des lieux difficiles d’accès et dangereux. Cela ne les empêche pas de se tenir informées par l’entremise de leurs serviteurs ou l’usage de divination. Lors des pires crises frappant la communauté féerique, les guenaudes révèlent leur ténacité et leur ingéniosité. Dans ces moments, les fragiles membres de la cour de printemps se mettent en sommeil, cédant la place aux guenaudes. Sinistres, elles paraissent déterminées à terrifier la peur elle-même, et ne se laissent pas décourager par des situations paraissant désespérées. Quand les bois sont envahis par les ettercaps ou infestés par une hydre, elles sont ainsi les dernières fées à demeurer et offrir un refuge pour le moins inquiétant aux aventuriers. 

Les jolies filles des guenaudes


Les guenaudes sont connues pour jouer à séduire des aventuriers, par le biais d’illusion, parfois de chantage ou d’accords étranges. De ces unions, pas toujours pleinement consenties ni appréciées, naissent pourtant des fillettes ravissantes, de sang sidhe. Elles sont aussi belles que leur mère est laide. Il naît aussi des garçonnets adorables, mais les contes en sont moins friands et les évoquent moins souvent. Qu’en est-il des enfants des guenauds ? Lorsqu’ils s’unissent à une mortelle, l’issue de la relation détermine souvent l’apparence de l’enfant. Si le guenaud se sent trahi ou vexé, il peut le maudire, de sorte qu’il naisse difforme et laid. Au contraire, si le guenaud est heureux, il peut bénir l’enfant qui pourrait être d’une grande beauté. Il paraît d’ailleurs qu’un enfant de guenaud souffrant d’une extrême hideur pourrait en être libéré en retrouvant son vrai père et en s’en faisant reconnaître. 

Maison biscornue 


Les guenaudes soignent leur intérieur, chacune paraissant déterminée à avoir la demeure la plus extravagante, la plus bizarre, la plus extraordinaire : murs en pain d’épice, four pour faire rôtir les enfants, véranda en toile d’araignée, maisonnette juchée sur des pattes de poulet et se déplaçant dans les bois… Les possessions des guenaudes sont tout aussi extravagantes. Elles sont entourées d’un bric-à-brac des plus surprenant, comprenant autant de camelote que d’objets dangereux ou bénéfiques – parfois les deux. Elles sont portées à faire des cadeaux aux gens qu’elles apprécient, avec des critères différents pour chacune, mais elles peuvent aussi faire des cadeaux empoisonnés ou à double-tranchant. 

Les serviteurs des guenaudes 


Les guenaudes prennent volontiers des serviteurs dans leur demeure, régnant sur une cour étrange et composite : feux follets, gobelins, farfadets, dryade, enfants humains, bûcherons asservis… Elles ont aussi souvent une basse-cour bien remplie. Il ne s’agit pas toujours de véritables animaux : certains – parfois tous – sont des mortels transformés, risquant parfois de finir en plats pour les invités. 



Une guenaude noueuse, par Gawain


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Les villes du Kaan

mardi, octobre 08, 2019 Iris 0 Comments

Tandis que les ouvrages de la gamme se complètent peu à peu, des membres de la communauté s'interrogent des certains aspects qu'ils souhaitent mettre au premier plan dans leur campagne, comme ici. L'une des questions porte sur le Kaan et la ville de Khaalgany qui apparaît sur la carte du monde.

Nomades et sédentaires


Les nomades éleveurs et guerriers formaient le gros des troupes de la première grande horde de Tamerakh -- le merosi appelé à devenir dieu. Pour les peuples du Cyfandir, le choc fut terrible et marqua durablement l'imaginaire à propos du Kaan, en particulier la culture des peuples conquérants. Ils étaient des barbares frustes, brutaux, sanguinaires, incapables de développer science ou art, et bien sûr de bâtir des villes.

S'il est vrai que dans la steppe, les villes sont rares, il existe de petits centres près de sources ou de grandes tombes à tumulus ou de ressources en bois. Le nomadisme complet est surtout le fait des habitants du cœur de la steppe ; en revanche sitôt qu'on va vers les bords de ce territoire, on rencontre des communautés de bergers qui vivent dans des villages durant l'hiver et vont sur les pâturages en été.

En bordure de la steppe, on trouve des villes bâties en pierres -- près des montagnes -- ou en brique crue. Khaalgany est l'une d'elle. Avec ses ziggourats et ses grandes portes, elle était autrefois une cité-état d'une culture antique, et avec les autres cités de la côtes du Kaan, elle fut l'une des premières victimes des conquêtes de Tamerakh.

Bien que de culture nomade, Tamerakh s'adaptait vite et il concentra les trésors de ses conquêtes dans sa capitale, à l'est, près des montagne. D'après les légendes, il s'agissait d'une cité fastueuse, magnifique, extraordinaire. Plus personne n'est en mesure d'en témoigner : la ville est désormais une ruine hantée et maudite dont on ne revient pas.

Khaalgany l'actuelle capitale du Kaan a certes une saveur impériale décadente, mais elle est bel et bien une ville de briques. Cependant, certains pourraient aussi dire qu'elle n'est une capitale que par le titre, car les hordes se forment toujours dans la steppe, quand un chef se distingue et paraît auréolé de la bénédiction de Tamerakh. Beaucoup de hordes de l'histoire furent éphémères et ne dépassèrent pas les frontières du Kaan, s'effondrant sous le coup de luttes internes. Les notables de Khaalgany comptent sur elles pour maintenir leur pouvoir, mais gare à eux s'ils ne savent pas reconnaître leur nouveau maître à temps !




La Horde avant la bataille, par Gawain


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